Pommi-culture
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Alexandre CAYLA,
Numéro 12,
Société
Il existe un culte du Macintosh. À écouter certains utilisateurs de produits Apple, la compagnie aurait pu être fondée pour réaliser l’Éden technologique sur terre. L’iPhone serait un « JesusPhone » et le président Steve Jobs, un gourou visionnaire avec de ferventes ouailles cherchant à « convertir » les pauvres âmes encore sous l’emprise de Windows. Lavage de cerveau ou foi sincère ?
Selon ce féru de Macintosh, l’attachement qu’ont les utilisateurs d’ordinateurs Mac envers Apple est particulier, mais pas unique. « Il n’est pas rare de voir des gens affirmer leur personnalité à travers des marques. Ce qui est particulier avec Apple, c’est qu’elle a une image de marque très claire et que, comme il s’agit de produits technologiques, les gens se réalisent à travers eux. » Mais alors, pourquoi les ordinateurs sous Windows n’ont pas autant de fervents supporteurs ?
« Windows n’est pas fait pour le consommateur moyen, il a été conçu pour les entreprises tandis
que le Mac est destiné à la consommation de masse avec des applications intégrées », pense M. Kahney. Sous Windows, les gens pourront installer des logiciels de photo ou de vidéo par la suite, « mais l’expérience ne sera pas aussi harmonieuse », ajoute-t-il.
Faisant écho aux propos de plusieurs utilisateurs de Mac, Arnaud Bergeron, étudiant en informatique à l’Université de Montréal et utilisateur de Mac de longue date, dit apprécier les ordinateurs d’Apple pour des raisons rationnelles : « Ils sont tout simplement meilleurs. L’utilisation est plus simple, le système d’exploitation est plus stable et généralement, quand tu achètes un Mac, tu sais qu’il va durer longtemps. » Selon lui, si les utilisateurs essaient de convaincre leurs amis de se procurer des Mac, c’est parce qu’ils sont satisfaits de leur achat. « Quand tu aimes un artiste, tu vas le recommander à ton ami », illustre-t-il.
APPARTENIR À UNE MARQUE
Selon Jean-Sébastien Marcoux, professeur agréé à HEC Montréal, les communautés de marque sont très réelles : «Les utilisateurs de Mac vont se définir en opposition aux utilisateurs Windows qui, eux, sont majoritaires. » M. Marcoux est incapable d’expliquer empiriquement quel est la facteur clé de ce succès ou même par quel processus mécanique le phénomène de la « Mac-mania » se produit. En revanche, il est catégorique : « Ce n’est pas un accident de parcours, les gens qui gèrent cette marque-là sont des génies. » Leander Kahney abonde dans le même sens : « Ce qui fait d’Apple une compagnie si forte est que Steve Jobs est capable de voir les limites des technologies actuelles et de proposer des produits qui les exploitent à leur plein potentiel. »
De plus, après avoir répondu aux besoins des gens, la compagnie maintiendrait en vie le sentiment de communauté en s’assurant de répondre à leurs questions et en apportant des solutions immédiates. « Tout comme les communautés religieuses, on s’assure que vous soyez pris en charge et on prend soin de vous, parce que vous appartenez à quelque chose de spécial », conclut-il.
Alexandre CAYLA
C’est vrai qu’Apple bénéficie d’un appui hors normes de ses utilisateurs, mais il ne faut pas croire que celui-ci s’apparente au sentiment religieux», estime Leander Kahney, rédacteur en chef de Wired News, la mouture Web du magazine technologique Wired. « En fait, poursuit-il, les utilisateurs de Mac ont un sens de l’autodérision très développé. Les relents de discours religieux ne devraient pas être pris au sérieux. »
Selon ce féru de Macintosh, l’attachement qu’ont les utilisateurs d’ordinateurs Mac envers Apple est particulier, mais pas unique. « Il n’est pas rare de voir des gens affirmer leur personnalité à travers des marques. Ce qui est particulier avec Apple, c’est qu’elle a une image de marque très claire et que, comme il s’agit de produits technologiques, les gens se réalisent à travers eux. » Mais alors, pourquoi les ordinateurs sous Windows n’ont pas autant de fervents supporteurs ?
« Windows n’est pas fait pour le consommateur moyen, il a été conçu pour les entreprises tandis
que le Mac est destiné à la consommation de masse avec des applications intégrées », pense M. Kahney. Sous Windows, les gens pourront installer des logiciels de photo ou de vidéo par la suite, « mais l’expérience ne sera pas aussi harmonieuse », ajoute-t-il.
Faisant écho aux propos de plusieurs utilisateurs de Mac, Arnaud Bergeron, étudiant en informatique à l’Université de Montréal et utilisateur de Mac de longue date, dit apprécier les ordinateurs d’Apple pour des raisons rationnelles : « Ils sont tout simplement meilleurs. L’utilisation est plus simple, le système d’exploitation est plus stable et généralement, quand tu achètes un Mac, tu sais qu’il va durer longtemps. » Selon lui, si les utilisateurs essaient de convaincre leurs amis de se procurer des Mac, c’est parce qu’ils sont satisfaits de leur achat. « Quand tu aimes un artiste, tu vas le recommander à ton ami », illustre-t-il.
APPARTENIR À UNE MARQUE
Selon Jean-Sébastien Marcoux, professeur agréé à HEC Montréal, les communautés de marque sont très réelles : «Les utilisateurs de Mac vont se définir en opposition aux utilisateurs Windows qui, eux, sont majoritaires. » M. Marcoux est incapable d’expliquer empiriquement quel est la facteur clé de ce succès ou même par quel processus mécanique le phénomène de la « Mac-mania » se produit. En revanche, il est catégorique : « Ce n’est pas un accident de parcours, les gens qui gèrent cette marque-là sont des génies. » Leander Kahney abonde dans le même sens : « Ce qui fait d’Apple une compagnie si forte est que Steve Jobs est capable de voir les limites des technologies actuelles et de proposer des produits qui les exploitent à leur plein potentiel. »
De plus, après avoir répondu aux besoins des gens, la compagnie maintiendrait en vie le sentiment de communauté en s’assurant de répondre à leurs questions et en apportant des solutions immédiates. « Tout comme les communautés religieuses, on s’assure que vous soyez pris en charge et on prend soin de vous, parce que vous appartenez à quelque chose de spécial », conclut-il.

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